La société néerlandaise SpaceLife Origin a affirmé que le premier accouchement en orbite de l’histoire de l’espèce humaine aura lieu d’ici 5 ans. Elle prévoit aussi, d’ici là, de stocker en orbite des cellules reproductives humaines.

Selon Kees Mulder, PDG de SpaceLife Origin, « si l’humanité veut devenir une espèce multiplanétaire, il nous faut apprendre à nous reproduire dans l’espace ».

SpaceLife Origin a d’ores et déjà planifié trois missions d’ici 2024 pour parvenir à faire naître le premier bébé techniquement « extraterrestre ».

Une étape dans la colonisation spatiale

Mais au-delà d’une annonce destinée à faire parler d’elle, l’entreprise néerlandaise nous interroge sur le devenir spatial de notre espèce : si nous devons un jour quitter notre Terre pour essaimer dans l’espace, pouvoir et savoir faire des bébés dans l’espace est un véritable enjeu.

Avant d’en arriver là, SpaceLife propose déjà d’envoyer dans l’espace des semences humaines pour les mettre en sécurité. C’est l’objectif de la mission Ark, une « police d’assurance pour l’espèce humaine », selon SpaceLife.

 

En orbite à 480 km au-dessus de la Terre, un module stockera ces semences, potentiellement pendant des décennies, afin de les protéger de tout ce qui pourrait survenir sur Terre.

T’as vu mes ovules dans l’espace ?

A l’abri des radiations, le module Ark contiendra 1 000 tubes contenant des cellules reproductives humaines, mâle et femelle, récoltées dans des cliniques de FIV approuvées et supervisées dans le monde entier. Puis elles seront vitrifiées et stockées dans des emplacements sécurisés sur Terre, avant leur envoi dans l’espace.

Le suivi en temps réel et les séquences vidéo provenant de caméras embarquées permettront aux clients de visualiser et de montrer (sur Insta…) leurs cellules « vitales » en orbite.

A ce stade de son projet, SpaceLife vise une clientèle potentielle de 30 millions de personnes prêtes à envoyer leurs « graines de vie » dans l’espace pour un tarif compris entre  25 000 et 110 000 euros.